Le principe de la fabrication artificielle de neige consiste à pulvériser des gouttelettes dans de l'air suffisamment froid pour que celle-ci se congèle avant d'arriver au sol.
Le canon à neige (équipé d'un ventilateur) sépare ces gouttes d'eau pour les ramener à de petite taille et facilite ainsi leur transformation en glace, en les refroidissant par détente de la pression (air comprimé). C'est ce que l'on appelle la nucléation .
La neige ainsi fabriquée (1 m3 d'eau correspond à 2 m3 de neige) est plus homogène. Son abrasion par les skieurs est limitée, augmentant ainsi sa durée de vie.
Deux techniques sont utilisées : monofluide ou bifluide.
Pour le monofluide, seul l'eau chemine dans les tuyaux, l'air comprimé et fabriqué par la turbine à ventilateur, ce qui optimise au mieux l'échange thermique avec l'atmosphère.
Pour le bifluide, eau et air comprimé cheminent ensemble sous terre. Cette technique nécessitant plus d'air comprimé. Sur les pistes, il est possible de faire la distinction entre les deux systèmes : les canons équipés de turbine pour le monofluide : les perches pour le bifluide. L'option choisie dépend des capacités en eau sur le terrain.
Cette « usine à neige » d'une haute fiabilité ne peut fonctionner que par des températures d'air extérieur négatif à (-2,5 degrés en températures humides). Mais en début de saison, malgré une température extérieure propice, l'eau de la réserve est souvent trop chaude. On injecte alors de l'air froid au fond du lac. Les bulles d'air remontent, créant aussi un mouvement qui favorise l'échange thermique en surface. L'eau est à bonne température.